Les conseils de la paysagiste

 

Vous trouverez ici toutes les techniques de base et les astuces utiles pour bien choisir vos plantes et en profiter longtemps.

Pour plus d’idées et de conseils, rendez-vous sur notre blog !

 

Sommaire : 

– Le B.A.-BA des plantes
– Des plantes chez vous, est-ce bien raisonnable ? …. Oui!!!
– Comment choisir la bonne plante ?
– Quand faut-il planter ?
– Comment planter ?
– Quand et comment arroser ?
– Soucoupe ou pas soucoupe ?
– Engrais : utile ou non ?
– Tailler ou pas tailler ?
– Et pour la culture, notre petit lexique

 

LE B.A.-BA DES PLANTES :

Une plante, c’est un être vivant constitué de membres aériens (les feuilles, les tiges, les fleurs…) et de membres souterrains (les racines, les bulbes…).

Une plante mange, boit, respire, transpire, fabrique des oligoéléments et se reproduit, comme beaucoup d’êtres vivants. Autonome et relativement résistante dans son milieu naturel, une plante cultivée devient dépendante de son environnement et des soins qu’on lui apporte. Elle peut s’y épanouir, ou bien y dépérir… L’environnement lui apporte en effet la nourriture, la boisson et l’énergie dont elle a besoin (l’air, la pluie, le soleil, le sol…).

Ainsi, plus l’environnement est « naturel », plus la plante est autonome, tandis que plus l’environnement est artificiel et plus la plante a besoin d’aide pour vivre : le sol devra être créé pour une culture sur balcon, en pot par exemple ; l’eau devra être apportée par l’arrosage si la pluie manque, le soleil et l’air seront à observer puisque leurs effets sont décuplés par les villes (chaleur, courants d’air…).

Ceci étant dit, la nature est bien faite : il existe des plantes adaptées à presque toutes les situations, même les plus extrêmes (regardez ces plantes qui poussent sur les ruines urbaines en béton et celles qui traversent l’enrobé des trottoirs!). Avec un peu d’aide, vous devriez donc réussir à trouver votre bonheur parmi le règne végétal!

 

DES PLANTES CHEZ VOUS, EST-CE RAISONNABLE ? …. OUI!!!

 

DICTON TAKAPLANTER : IL N’Y A PAS DE MAUVAIS JARDINIER, SEULEMENT DE MAUVAIS CONSEILLERS

Avec de bons conseils et un minimum de bonne volonté, tout le monde peut avoir la main verte!

 

Oui, nous sommes de nature optimiste, mais pas que!  Laura, la paysagiste de Takaplanter a expérimenté ses conseils, avec succès, sur plusieurs personnes (des cas presque désespérés question jardinage !). Notamment sur un cobaye qui revient de loin question jardinage, à savoir : Florian, le cofondateur de Takaplanter. Ses plantes, choisies et plantées en suivant les conseils de Laura ont résisté à ses chambres d’étudiant négligeant, à ses longs voyages, à ses très nombreuses soirées entre amis (et à leurs test sur la résistance végétale) et à ses multiples déménagements !

 

Pour vous lancer dans l’aventure du jardinage, que ce soit à l’intérieur de votre habitation ou à l’extérieur, il vous suffit de respecter les deux principes de base suivants pour que vos plantes vivent longtemps :

 

PRINCIPE N°1 : CHOISIR DES PLANTES ADAPTÉES A L’ENVIRONNEMENT OU ELLES VONT VIVRE

N’achetez pas une fougère native des forêts norvégiennes si vous prévoyez de la planter sur un balcon avec vue sur la méditerranée. Votre fougère ne survivrait pas longtemps, même si vous lui apportez les meilleurs soins.

 PRINCIPE N°2 : SUBVENIR AUX BESOINS VITAUX DE VOS PLANTES TOUT AU LONG DE LEUR VIE

Si une plante n’a pas besoin d’être sortie plusieurs fois par jour comme les compagnons à quatre pattes, elle a tout de même besoin de soins réguliers. N’imaginez pas pouvoir vous en occuper uniquement durant les jours fériés de mai, vous n’auriez pas beaucoup de survivantes !

 

Une fois ces deux principes respectés, tout est possible alors lancez-vous! Regardez les couleurs, les silhouettes, les dimensions à taille adulte, les fleurs et choisissez les plantes qui vous plaisent et vous correspondent.

COMMENT CHOISIR LA BONNE PLANTE ?

Gardez les deux principes ci-dessus en tête, puis laissez-vous guider par vos envies et par les informations qui accompagnent chaque kit.

Pour plus de facilité dans la recherche de vos plantes, renseignez les filtres concernant le lieu de plantation :

  • votre département ;
  • l’espace de plantation (balcon, rebord de fenêtre, jardin, salle de bain, salon…) ;
  • l’exposition au soleil ;
  • l’exposition à la pluie ;
  • l’exposition au vent ;
  • la fréquence d’entretien que vous accorderez à vos plantes.

 

QUAND FAUT-IL PLANTER ?

POUR LES PLANTES D’INTERIEUR

Quand vous voulez. Il n’y a pas de démarcation nette des saisons dans nos intérieurs chauffés, donc pas de cycle biologique très perturbé en cas de changement de pot ou de changement de place.

 

POUR LES PLANTES D’EXTERIEUR

La meilleure période biologique est l’automne-hiver, soit de novembre à mars (il existe quelques exceptions, mais retenez ce principe et tout ira bien). C’est à cette période que l’on observe les meilleurs taux de réussite des plantations.

Pourquoi cette période est-elle favorable ? Parce que les plantes sont au repos.

L’hiver, le froid et l’absence de feuilles sur la majorité des plante stoppent la transpiration et la croissance des membres aériens. Les plantes n’ont alors pas besoin de beaucoup manger ou boire et peuvent se consacrer à la croissance de leurs racines en cas de replantation. Ainsi, lorsque la belle saison redémarre, les plantes ont des nouvelles racines pour se nourrir, boire et se tenir bien droites dans leur pot.

Ceci étant dit, les plantes en pots et en godets ont été inventées pour pouvoir être plantées en toute saison (nous n’avons pas trouvé le nom de l’inventeur, mais nous savons que l’Égypte antique profitait déjà de cette invention)La motte contenue dans le pot de production permet à la plante de conserver la majorité de ses racines intactes lors de la plantation. Seule condition pour planter hors saison : suivre de très près l’arrosage des plantes jusqu’aux pluies de l’automne qui suit la plantation (même si les racines n’ont pas été abîmées, la plante a déménagé et doit s’adapter à son nouvel environnement, ce qui lui demande plus d’énergie qu’en temps normal).

Les périodes où planter est « interdit » : lorsque le sol est gelé, en cas de sécheresse et en cas de sol inondé ou saturé d’eau (lorsque la terre fait « floc-floc » sous vos semelles).

 

COMMENT PLANTER ?

1. CHOISISSEZ LE LIEU OU VOUS ALLEZ INSTALLER VOTRE PLANTE

Choisissez l’endroit adapté, à l’aide des conseils donnés sur la page de votre kit. Gardez à l’esprit l’exposition au soleil, au vent et à la pluie ainsi que vos habitudes de vie (lieux de passage ou d’accès…).

2. PREPAREZ VOTRE ATELIER DE PLANTATION

Mettez-vous à l’aise, rassemblez tout le matériel nécessaire à portée de mains : plantes, pot ou emplacement au sol, terreau, billes de drainage, paillage, petite pelle (ou tout objet permettant de prendre de la terre, tel qu’une boite de conserve vide, une vieille louche, vos mains…), de l’eau pour le premier arrosage.

Protégez les surfaces sensibles (taches, rayures, eau…) et installez-vous dans un espace à l’ombre et dans lequel vous pourrez bouger avec facilité (les racines des plantes ne supportent pas bien le soleil direct). Ayez à l’esprit que vous risquez de disperser de la terre humide autour de vous et qu’elle se faufile partout (grille/ d’évacuation d’eau, trous entre des dalles…). Pour faciliter le rangement, n’hésitez pas à utiliser du papier journal, une bâche ou un vieux drap pour faire vos plantations.

3. PLANTEZ

Plantation en pot :

 

Votre pot n’a pas de trous ?

Créez en pour assurer l’évacuation de l’eau, sinon, vous obtiendrez une piscine en cas de pluie ou d’arrosage excessif et donc une pourriture des racines. Créez-les avec un outil adapté pour ne pas vous blesser (perceuse, éventuellement tournevis, couteau pointu ou tire-bouchon pour les pots en plastique peu épais).

Si vous ne souhaitez pas percer votre pot, transformez le en cache-pot : versez des graviers ou des billes de drainage sur plusieurs centimètres au fond et posez dessus le pot « moche » dans lequel est votre plante.

Plantation directement dans le sol naturel (ou « en pleine terre ») :

Pas la place disponible pour respecter les dimensions de décompactage préconisées ?

Tant pis, décompactez ce que vous pouvez et plantez. Votre plante mettra simplement plus de temps à s’installer et à grandir qu’une plante plus à l’aise. Soyez plus vigilant(e) sur l’arrosage (moins de terre = moins de réserve d’eau).

Nourrir le sol ?

Si le sol est pauvre, vous pouvez y ajouter de la matière organique (= à manger) sous forme de terreau, de compost ou de corne séchée et broyée. Généralement, du terreau en pot depuis plusieurs années ou un sol très jaune ou très clair, très collant ou très sableux (qui ne fait pas de mottes même lorsqu’il est humide) est pauvre. Si vous ne connaissez pas l’état du sol, sachez que vous ne prenez pas de risque à ajouter de la matière organique, il y en a rarement trop pour les plantes ornementales.

Évitez l’utilisation d’engrais chimiques (granulés, billes, …) : leur action est très limitée dans le temps et n’améliore pas le sol (c’est comme manger un carré de sucre en cas de grande faim ou d’hypoglycémie, ça booste sur le coup mais ça ne dure pas).

 

QUAND ET COMMENT ARROSER ?

La gestion de l’eau : c’est la principale chose à faire pour entretenir vos plantes ! Pas d’eau : elles meurent de soif. Trop d’eau : elles meurent asphyxiées et/ou de pourriture…

Alors comment savoir s’il faut arroser ou non ? En observant votre plante, sa terre et en vous rappelant de votre dernier arrosage ou de la dernière averse.

LES REPERES POUR L’INTERIEUR

En temps normal, l’arrosage des plantes vertes se fait en moyenne une fois par semaine dans nos intérieurs, ou un peu moins l’hiver dans les pièces fraîches. Les cactées sont à arroser chaque quinzaine l’été et sont à laisser tranquilles l’hiver, tant qu’elles ne sont pas toutes molles.

Pour vous aider à respecter les préférences de chaque variété, nous avons précisé la fréquence d’arrosage dans les fiches descriptives. Lisez les!

LES REPERES POUR L’EXTERIEUR

 Dehors, la fréquence est fonction de la saison. Généralement il n’est pas nécessaire d’arroser en automne-hiver, sauf pour les plantes en pots qui ne reçoivent pas de pluie (les plantes en pot meurent souvent de soif l’hiver, pensez à les surveiller!). Aux beaux jours, l’arrosage dépend des chaleurs, des pluies et de la taille des pots. Il peut être nécessaire tous les jours, voire deux fois par jour pour les petits pots sans réserve. Pensez alors aux outils qui arrosent à votre place et vous profiterez de votre verdure sans efforts! Pour découvrir des solutions d’arrosage, rendez-vous dans notre rubrique Accessoires.

TAKAstuce pour savoir si votre plante a besoin d’être arrosée :

–  touchez les premiers centimètres de la surface du terreau avec le doigt. S’il est sec au delà de 2-3 cm, il est temps d’arroser!

–  (sans vous lever) : regardez votre plante, tout simplement ! Elle peut vous montrer les signes d’un problème en changeant d’aspect : les plantes aux feuilles charnues ramollissent et se flétrissent (les cactées, certaines orchidées), les palmiers ont le bout des feuilles (ou toute la feuille) qui sèchent, certaines plantes font complètement s’affaler leur feuilles, changent un peu de couleur ou les perdent, d’autres …. ne montrent aucun signe avant de mourir.

Si vous observez ces signes, c’est souvent un problème d’eau : manque ou excès. Et oui, ces deux cas présentent souvent les mêmes symptômes!

Il vous faut alors réagir vite (votre plante a sorti le signal de détresse, elle ne peut pas survivre plusieurs jours dans cet état, sauf les cactées et orchidées) :

  1.  regardez et touchez la terre et la soucoupe (ou réserve d’eau/cache pot). Si la terre est sèche, il faut arroser. Si elle est trempée, il faut assécher.
  2. agissez en conséquence :
    1. pour arroser une terre asséchée, il faut un peu de temps. Pour du terreau en pot, mettez le à tremper dans l’évier ou dans une bassine. Laissez la dedans le temps qu’il faut pour que toute la motte s’imbibe puis laissez la s’égoutter naturellement avant de le remettre en place. Sur un sol naturel, repassez plusieurs fois avec de l’eau.
    2. pour assécher une terre saturée en eau il faut du temps (plusieurs jours). Pour une plante en pot, videz la réserve d’eau, la soucoupe ou le cache pot autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que le terreau arrête de « goutter » (les mauvaises odeurs éventuelles disparaîtront avec le séchage) puis remettez le en place et ne l’arrosez pas tant que le terreau n’a pas retrouvé un état normal (ne laissez pas non plus la sécheresse s’installer!).  En sol naturel, attendez que la météo passe au beau et croisez les doigts pour que votre plante tienne le coup (si vous avez choisi une plante qui résiste aux zones humides pas de problème, sinon, vous verrez ce que la nature a décidé pour vous).

 

SOUCOUPE OU PAS SOUCOUPE ?

Avant de décider d’en mettre ou non, sachez à quoi elles servent :

  • protéger le sol de l’eau qui sort du pot. Indispensable à l’intérieur, elle ne le sont pas forcément à l’extérieur ;
  • garder l’eau sous le pot pour permettre aux plantes d’en disposer plus longtemps ;
  • d’autres fonctions secondaires : gamelle d’eau pour votre chien ou votre chat, baignoire à oiseau si elles sont larges, humidificateur d’air…

NOTRE AVIS :

A l’intérieur, prévoyez toujours une soucoupe ou un cache pot pour récupérer l’eau d’arrosage. Sur les surface en bois ou sensibles à l’humidité, préférez les matières plastiques qui ne transpirent pas et ne laissent pas de marques.

A l’extérieur, prévoyez une soucoupe aux beaux jours sous tous les pots avec des trous situés sur leur fond pour faciliter l’arrosage et retirez la dès l’arrivée des pluies d’automne pour éviter que vos plantes ne se noient (les racines pourrissent et les plantes meurent en cas d’excès d’eau, sauf le papyrus et les plantes aquatiques!)

A l’extérieur toujours, si vous avez un pot avec réserve d’eau de base ou fabriqué par vos soins, la soucoupe n’est pas utile.

Si vous ne voulez pas que votre pot laisse des traces sur le sol, utilisez un support surélevé (en plastique transparent pour la discrétion ou sur roulettes pour les déplacer souvent).

 

ENGRAIS : UTILE OU NON ?

NOTRE AVIS : CA DEPEND !

Imaginez que votre terreau (ou sol) fonctionne comme un frigidaire. Lorsque vous venez de faire les courses, il est plein et vous pouvez y piocher de la nourriture et de la boisson facilement. Au bout d’un certain temps, vous avez presque tout consommé, il vous reste quelques trucs mangeables mais qui demandent quelques efforts de transformation avant d’être sympas (la moutarde par exemple). Vous noterez que votre frigo, plein ou vide prend toujours le même espace dans votre pièce, ce qui change c’est l’intérieur et le fait que vous ayez ou non fait vos courses.

Et bien le terreau c’est le frigo de votre plante! Quand le terreau est frais, tout-beau-tout-neuf-tout-arrosé, la plante a tout ce qu’il lui faut. Mais si elle y pioche boisson et nourriture sans que vous assuriez le ravitaillement, rien ne va plus! Elle a soif, elle a faim, donc elle arrête de pousser, devient moins belle et peut même tomber malade (les petites bêtes viennent plus facilement sur des plantes fragilisées).

En conclusion : si vous venez de mettre du terreau frais, pas besoin d’engrais. Si votre terreau a plus d’un an, apportez lui en ! Les quantités à apporter varient selon les variétés : en général, les variétés qui poussent vite et font beaucoup de feuilles ou de fleurs ont besoin de plus d’engrais que celles qui poussent lentement et ne fleurissent pas.

Quel engrais choisir ?

Sachez que les engrais sont issus de deux origines et existent sous deux formes : les engrais d’origine chimique et les engrais d’origine naturelle. Ils peuvent tous se trouver sous forme liquide ou sous forme solide (fumiers, granulés, billes, bâtonnets…).

L’effet principal attendu d’un engrais est d’aider les plantes à pousser. Mais l’engrais n’agit pas que sur les plantes, il impacte également le sol, avec tous ses éléments minéraux et micro-organismes. Notez qu’il impacte également l’eau : en cas d’excès d’engrais dans le sol, l’eau qui le traverse va se charger des particules en excès donc non fixées au sol et partir dans les tuyaux et les rivières.

Nous vous conseillons d’utiliser des engrais qui agissent à la fois sur les plantes et sur le sol, pour bénéficier d’un effet longue durée et non d’un effet dopage. Ce sont donc les engrais d’origine naturelle qu’il faut choisir, ce sont eux qui apportent des oligo-éléments variés et des micro-organismes. Ceux sous forme liquide agiront très rapidement sur les plantes, via l’eau d’arrosage (attention à respecter les doses prescrites par les fabricants pour ne pas polluer les eaux). Ceux solides agiront moins rapidement mais leur effet durera plusieurs mois.

 

TAILLER OU PAS TAILLER ?

Dans la nature, les plantes se débrouillent très bien sans nous et n’ont pas besoin d’être taillées. Nous avons entrepris de le faire pour diverses raisons, mais surtout pour façonner le végétal conformément à nos attentes de sécurité, d’esthétisme, de mode ou de production.

Ce qui signifie que chacun ayant ses attentes, chacun peu choisir s’il souhaite tailler ou non ses plantes (vous pouvez donc ne pas tailler, ce n’est pas de la fainéantise mais le respect du cycle naturel des plantes !).

Si vous voulez les tailler, c’est probablement que votre plante :

  • vous gène : trop large, trop haute, dans le passage…
  • n’est pas belle à vos yeux : fleurs fanées, vous préférez les pyramides ou les sphères régulières, il y a trop de vieilles tiges et pas assez de feuilles…
  • ne fait pas suffisament de fleurs et/ou de fruits
  • vous donne une autre raison de la tailler.

Avant de tailler, renseignez vous ! Toutes les variétés ne poussent pas de la même manière et ne supportent pas toutes les coupes.

 

Quand et comment tailler ?

Vous avez réfléchi et vous êtes certain(e) d’avoir à tailler. Alors c’est parti.

1. Commencez par préparer le matériel adapté : des ciseaux suffiront pour une petite fleur, une épinette ira pour les tiges souples mais un sécateur sera nécessaire pour les petites branches. Pour faire des tailles de formes (haies, sphères, pyramides, canard…), utilisez une cisaille taille haie, ce sera plus rapide que le sécateur ! Pensez à désinfecter vos outils entre deux tailles, surtout si vous avez taillé des plantes malades ou infestées par des petites bêtes, ça limitera la propagation. Utilisez à minima du savon ou si vous en avez, de l’alcool (vinaigre, alcool ménager…).

2. Renseignez vous sur l’endroit où mettre vos déchets verts. Les parties souples peuvent aller dans un composteur, les parties dures (le bois) pourra servir de tuteur, de décoration, de paillage si vous en faite des petits bouts ou encore de bois pour le barbecue ou le feu. Vous n’avez rien à disposition pour faire tout çà? Renseignez-vous sur les points de collecte des déchets verts auprès de votre mairie ou allez à la déchetterie la plus proche.

3. Taillez conformément aux besoins de votre plante pour qu’elle reste belle et continue à fleurir le cas échéant. Choisissez la bonne période, coupez au bon endroit. Pour connaitre la bonne période, regardez les explications apportée pour chacune des plantes de notre site.

Pour connaitre le bon endroit de coupe pour votre plante, rendez-vous bientôt sur notre blog, nous travaillons pour vous apporter d’ici peu les informations. Merci de votre compréhension !

 

ET POUR LA CULTURE, NOTRE PETIT LEXIQUE

LES FORMES DE PLANTES :

Une plante annuelle : c’est une plante qui vit une année seulement. Elle naît, pousse, fleurit, se reproduit et meurt en un an (c’est le cas du basilic à grandes feuilles ou du coquelicot par exemple).

Une plante bisannuelle : c’est une plante qui vit deux années seulement. Elle naît et fait du feuillage la première année, fleurit, se reproduit et meurt la seconde. (C’est le cas des pâquerettes et des violettes par exemple).

Une plante vivace : c’est une plante qui vit plusieurs années. Certaines vivent 2-3 ans, d’autres durent plus de 10 ans. Les vivaces prennent des formes variées : grandes, petites, caduques ou persistantes, n’aimant que l’ombre, que soleil ou les deux… C’est un groupe très diversifié!

Un arbuste : C’est une plante qui fait des tiges et des branches, mais pas de tronc droit et haut (même si certains jardiniers arrivent à créer des équivalents de troncs sur des arbustes en taillant les branches !). Les arbustes peuvent vivre plusieurs décennies s’ils sont heureux. Ils sont de formes variées : grands ou petits, tapissants ou élancés, touffus ou clairsemés, rigides ou souples, caducs ou persistants…. C’est un groupe diversifié!

 

LES FEUILLAGES :

les caducs : les feuilles qui tombent à l’automne et réapparaissent aux beaux jours sont sur les plantes caduques. C’est la météo qui influence les différents états et les différentes couleurs : la durée d’ensoleillement et de nuit, les températures… Il arrive parfois que les plantes caduques perdent leurs feuilles au printemps ou en été, pour repousser quelques semaines plus tard. C’est généralement le cas en situation de sècheresse. La plante manque d’eau et se met en mode survie : elle perd ses feuilles pour ne plus transpirer et attend que l’eau revienne pour les faire repousser. Ce n’est généralement pas bon pour la plante, qui perd de l’énergie, stoppe sa croissance et est plus fragile pour aborder l’hiver.

Les caducs marcescents : ce sont arbres ou arbustes qui font mourir leurs feuilles pour l’hiver, mais qui les gardent accrochées, sèches, à leurs branches toute la mauvaise saison. C’est la montée de sève qui les fait tomber avant que les nouvelles arrivent. C’est le cas du chêne ou de la charmille par exemple.

Les persistants : les feuilles qui restent sur les plantes toute l’année sont sur les plantes persistantes. Sachez qu’elles ne sont pas immortelles et qu’elles finissent par tomber. C’est seulement que leur durée de vie est de plusieurs années en conditions normales. Oubliez donc l’idée qu’une plante persistante vous évitera d’avoir des feuilles par terre… il y en aura un petit peu tout au long de l’année au lieu d’en avoir beaucoup tout d’un coup!

Un oeil ou bourgeon : à l’origine des feuilles, des branches et des fleurs les bourgeons sont souvent appelés « Oeil » par les jardiniers, notamment pour expliquer comment tailler les plantes. Ils peuvent être gros ou petits, ronds ou pointus, gris ou colorés et disposés en vis-à-vis ou seuls sur les branches. Ils sont parfois visibles (c’est alors un « oeil ») ou bien ils naissent où ils peuvent, suite à un choc subi par la plante, notamment une taille trop sévère.

 

LA SEVE :

Nous allons essayer de vous éclairer sur ce petit bijou de la nature, en prenant quelques quelques libertés avec les termes et les principes de la physiologie végétale, histoire de ne pas vous perdre!

C’est l’origine de tout chez un végétal, c’est l’équivalent de notre sang et de notre système lymphatique.

La sève transporte l’eau, la nourriture, les hormones et diverses particules dans tous les organes. Elle circule généralement grâce à un réseau de tuyaux tous parallèles et orientés dans le sens de la hauteur/longueur de la tige ou du tronc (le xylème et le phloème). Ce réseau n’a que très peu de connexions transversales entre tuyaux. Ce sont ces tuyaux qui en se multipliant et en mourant sont à l’origine des troncs, des branches et toutes les parties « dures » des plantes.

Le réseau vivant qui transporte la sève est situé en surface des troncs et des tiges, c’est à dire dans l’écorce (et donc le cœur des branches et des troncs, ce sont les tuyaux morts). Ce qui veut dire que lorsque l’écorce est arrachée, c’est une partie de la tuyauterie qui est arrachée et la sève qui est bloquée. La plante réussit généralement à boucher et à contourner les petites zones atteintes pour continuer à vivre (parfois, des champignons et des virus en profitent pour entrer dans le réseau avant qu’il ne soit colmaté…). Mais lorsque le problème est trop étendu, la partie atteinte finit généralement par mourir, abandonnée par la plante. Peu impactant si c’est un bout de branche, ce mécanisme de défense est plus problématique lorsque c’est le tronc qui est touché!

 

S’il vous reste des questions sur le jardinage ou la biologie des plantes, n’hésitez pas à aller voir sur le blog si nous y avons répondu ou contactez nous. Nous vous répondrons avec plaisir !

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